Tous les poèmes
Liste complète des 6127 poèmes indexés par Lyreval.
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Évocation
Le noir espace, beau pour une occulte fête, A, pour moi, recueilli la vie et la répète En des formes qu'agite un frisson d'océan. Dans cette irruption d'images se créant, Peu à peu se dessine une…1921 -
Évocation
J'ai longtemps écouté tes doux chuchotements, Muse ou démon des jours actuels. Mais tu mens ! Venez Nymphes, avec vos longues chevelures ; Chantez, rossignols morts jadis dans les ramures, Parfums… -
Évocation
Pour évoquer les jours défunts Il m'a suffi de quelques roses : J'ai respiré dans leurs parfums Tes lèvres closes. Je sais des jasmins d'occident Aussi veloutés que ta gorge ; Tes cheveux blonds sont…1900 -
Évolution
Quand je me hasarde à descendre Jusques aux bas-fonds du désir, À l'heure où l'on pèse la cendre Que laisse après soi le plaisir ; Ou quand je sonde l'origine De ces hymens vils et fortuits Qu'en…1875 -
Être aimé
Écoute-moi. Voici la chose nécessaire : Être aimé. Hors de là rien n'existe, entends-tu ? Être aimé, c'est l'honneur, le devoir, la vertu, C'est Dieu, c'est le démon, c'est tout. J'aime, et l'on… -
Ô Beauté nue
Ô Beauté nue à jamais solitaire, Élève ton corps blanc du milieu des fougères Et laisse que le souffle ingénu du matin Caresse ton épaule et le bout de ton sein ; Laisse sous le jour bleu qui coule… -
Ô Déesse qui peut aux princes égaler
Sonnet XCVI. Ô Déesse, qui peut aux princes égaler Un pauvre mendiant qui n'a que la parole, Et qui peut d'un grand roi faire un maître d'école, S'il te plaît de son lieu le faire dévaler : Je ne te…1558 -
Ô Fontaine Bellerie
Belle fontaine chérie De nos Nymphes, quand ton eau Les cache au creux de ta source Fuyantes le Satyreau, Qui les pourchasse à la course Jusqu'au bord de ton ruisseau. Tu es la Nymphe éternelle De ma… -
Ô Nature
Ô Nature ! bientôt, sous le nom d'industrie, Tu vas tout envahir, tu vas tout absorber. Le poète navré s'indigne et se récrie : « Quoi ! sous ce joug brutal il faudra nous courber ? Non, tant que la…1871 -
Ô beaux cheveux d'argent mignonnement retors
Sonnet XCI. Ô front crêpe et serein ! et vous, face dorée ! Ô beaux yeux de cristal ! Ô grand bouche honorée, Qui d'un large repli retrousses tes deux bords ! Ô belles dents d'ébène ! Ô précieux…1558 -
Ô combien est heureux qui n'est contraint de feindre
Sonnet XLVIII. Ce que la vérité le contraint de penser, Et à qui le respect d'un qu'on n'ose offenser Ne peut la liberté de sa plume contraindre ! Las, pourquoi de ce noeud sens-je la mienne…1558 -
Ô combien le repos devrait être plaisant
Sonnet LXVI. Après un long chemin, fâcheux et difficile ! Ô combien la santé qui tire le débile Hors du lit par la main, le va favorisant ! Combien, après la nuit, le soleil reluisant Fait paraître…