Ô combien est heureux qui n'est contraint de feindre
Sonnet XLVIII. Ce que la vérité le contraint de penser, Et à qui le respect d'un qu'on n'ose offenser Ne peut la liberté de sa plume contraindre ! Las, pourquoi de ce noeud sens-je la mienne éteindre, Quand mes justes regrets je cuide commencer ? Et pourquoi ne se peut mon âme dispenser De ne sentir son mal ou de s'en pouvoir plaindre ? On me donne la gêne, et si n'ose crier, On me voit tourmenter, et si n'ose prier Qu'on ait pitié de moi, O peine trop sujette ! Il n'est feu si ardent qu'un feu qui est enclos, Il n'est si fâcheux mal qu'un mal qui tient à l'os, Et n'est si grand douleur qu'une douleur muette.
❧
Pour prolonger la lecture
Une sélection de poèmes choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Bien qu'à grand tort il te plaît d'allumer
Amour
Mélancolie
Condition humaine
Que me servent mes vers
Amour
Mélancolie
Condition humaine
Magny, je ne puis voir un prodigue d'honneur
Mémoire
Solitude
Condition humaine
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d’émotions, d’époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Mélancolie
- Condition humaine
❧