Tous les poèmes
Liste complète des 6127 poèmes indexés par Lyreval.
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Morceau à quatre mains
Le salon s'ouvre sur le parc Où les grands arbres, d'un vert sombre, Unissent leurs rameaux en arc Sur les gazons qu'ils baignent d'ombre. Si je me retourne soudain Dans le fauteuil où j'ai pris…1892 -
Moriture
Regarde ! avec amour la terre se couronne ; Sous les vents attiédis son front rêve et frissonne ; L’herbe rajeunissante habille le rocher Où les nids amoureux vont déjà se cacher. Regarde ! à flots… -
Mors
Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ. Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant, Noir squelette laissant passer le crépuscule. Dans l’ombre où l’on dirait que tout tremble et… -
Mors et vita
Souvenez-vous des humbles cimetières Que voile aux villages voisins Le pli d'un coteau pâle où pendent les raisins, Qu'éveille, au point du jour, l'air du casseur de pierres. Seuls, les vieux…1881 -
Mort !
Les Armes ont tu leurs ordres en attendant De vibrer à nouveau dans des mains admirables Ou scélérates, et, tristes, le bras pendant, Nous allons, mal rêveurs, dans le vague des Fables. Les Armes ont… -
Morts de quatre-vingt-douze
Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize, Qui, pâles du baiser fort de la liberté, Calmes, sous vos sabots, brisiez le joug qui pèse Sur l'âme et sur le front de toute humanité ; Hommes… -
Mouillé
La pierre rebondit sur l’eau, La fumée n’y pénètre pas. L’eau, telle une peau Que nul ne peut blesser Est caressée Par l’homme et par le poisson. Claquant comme corde d’arc, Le poisson, quand l’homme… -
Mourir
Un soir plein de pourpres et de fleuves vermeils Pourrit, par au-delà des plaines diminuées, Et fortement, avec les poings de ses nuées, Sur l'horizon verdâtre, écrase des soleils. Saison massive !… -
Mouvement
Le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve, Le gouffre à l'étambot, La célérité de la rampe, L'énorme passade du courant, Mènent par les lumières inouïes Et la nouveauté chimique Les…1886 -
Moyen-âge
Quand je vais poursuivant mes courses poétiques, Je m'arrête surtout aux vieux châteaux gothiques. J'aime leurs toits d'ardoise aux reflets bleus et gris, Aux faîtes couronnés d'arbustes rabougris ;… -
Muses, souvenez-vous
Dixain. Muses, souvenez-vous du guerrier, — de l'ancien Qui ne fut général ni polytechnicien, Mais qui charma dix ans les mânes du grand Hômme ! Cet invalide était la gaîté de son dôme. Mon cœur est… -
Musique
Puisqu'il n'est point de mots qui puissent contenir, Ce soir, mon âme triste en vouloir de se taire, Qu'un archet pur s'élève et chante, solitaire, Pour mon rêve jaloux de ne se définir. Ô coupe de…1893