Tous les poèmes
Liste complète des 6127 poèmes indexés par Lyreval.
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La rue
La rue au flanc du roc serpente resserrée ; Les filets font de longs treillis sur les maisons. A tous les coins la mer, fermant les horizons, Fait trembler sur les murs une bande azurée. La bonne…1872 -
La rue
La rue sexuelle s’anime le long de faces mal venues, les cafés pepiant de crimes deracinent les avenues. Des mains de sexe brûlent les poches et les ventres bouent par-dessous; toutes les pensees… -
La ruine
En Grèce, j'ai trouvé, parmi les noirs érables Et les lauriers profonds, dans un bois consacré, Caché par les buissons les plus impénétrables, Un vieux temple de Pan, en ruine, ignoré. Pas un sentier…1911 -
La réprouvée
Quelle était donc, ainsi, tout de noir recouverte, Cette femme, là-bas, d'un si lugubre effet, En me croisant, m'ayant laissé voir qu'elle avait Le crâne dans du linge et la figure verte ?... Mais,…1899 -
La résurrection d'Adonis
L'aurore désirée, ô filles de Byblos, A déployé les plis de son riche péplos ! Ses yeux étincelants versent des pierreries Sur la pente des monts et les molles prairies, Et, dans l'azur céleste où…1895 -
La rêverie
Au paysage que révèle Le matinal rayon du jour, La brume, gaze du contour, Ajoute une grâce nouvelle : La rêverie est, pour l'esprit, Cette vapeur qui rend plus belle La pensée et qui l'accomplit.1858 -
La sacrifiée
Le passé me disait : Laisse là cette femme Sinon tu connaîtras le dégoût de mentir, L'abjection de la querelle et du faux drame, La lutte entre l'esprit et la chair qui réclame, Et jusqu'aux bas…1921 -
La sagesse
Ô vous, qui passez comme l'ombre Par ce triste vallon des pleurs, Passagers sur ce globe sombre, Hommes! mes frères en douleurs, Ecoutez : voici vers Solime Un son de la harpe sublime Qui charmait…1823 -
La sagesse
Polybe, le vieillard aux secrets merveilleux, Que cent ans de sagesse ont fait semblable aux dieux, Assis près de Clydès le pâtre sur la mousse, Écoute, en lui parlant, descendre la nuit douce, Et…1898 -
La sagesse des griffons
C'était la nuit ardente et le retour du bal ; Vaincue et triomphante et chastement lascive, Elle disait d'un ton de bien-être : J'ai mal !... Les roses s'effeuillaient sur sa tête pensive Où…1870 -
La saison qui s'avance
Nous baille la défense D'user des us d'été, Le frisson de l'automne Déjà nous pelotonne Dans le lit mieux fêté. Fi de l'été morose, Toujours la même chose : « J'ai chaud, t'as chaud, dormons ! »…1891 -
La satire à présent, chant où se mêle un cri
Bouche de fer d'où sort un sanglot attendri, N'est plus ce qu'elle était jadis dans notre enfance, Quand on nous conduisait, écoliers sans défense, À la Sorbonne, endroit revêche et mauvais lieu, Et…1881