Tous les poèmes
Liste complète des 6127 poèmes indexés par Lyreval.
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Je fus jadis Hercule, or Pasquin je me nomme
Sonnet CVIII. Pasquin fable du peuple, et qui fais toutefois Le même office encor que j'ai fait autrefois, Vu qu'ores par mes vers tant de monstres j'assomme. Aussi mon vrai métier, c'est de…1558 -
Je fus mystique et je ne le suis plus
(La femme m'aura repris tout entier), Non sans garder des respects absolus Pour l'idéal qu'il fallut renier. Mais la femme m'a repris tout entier ! J'allais priant le Dieu de mon enfance (Aujourd'hui…1891 -
Je hais du Florentin l'usurière avarice
Sonnet LXVIII. Je hais du fol Siennois le sens mal arrêté, Je hais du Genevois la rare vérité, Et du Vénitien la trop haute malice : Je hais le Ferrarais pour je ne sais quel vice, Je hais tous les…1558 -
Je hais plus que la mort un jeune casanier
Sonnet XXIX. Qui ne sort jamais hors, sinon aux jours de fête, Et craignant plus le jour qu'une sauvage bête, Se fait en sa maison lui-même prisonnier. Mais je ne puis aimer un vieillard voyager, Qui…1558 -
Je l'ai vu
Ma sœur, il ne faut me blâmer Si ma tristesse est sans colère : Je ne peux me sauver d'aimer, Et celui qui m'aima ne doit plus me déplaire. Laissez d'un retour imprévu, Laissez-moi goûter tous les…1830 -
Je l'aime d'amour profond
Élégie VI. Nuit et jour, malgré moi, lorsque je suis loin d'elle, A ma pensée ardente un souvenir fidèle La ramène ; — il me semble ouïr sa douce voix Comme le chant lointain d'un oiseau ; je la vois… -
Je lisais. Que lisais-je ?
Je lisais. Que lisais-je ? Oh ! le vieux livre austère, Le poème éternel ! — La Bible ? — Non, la terre. Platon, tous les matins, quand revit le ciel bleu, Lisait les vers d'Homère, et moi les fleurs…1856 -
Je m'en suis venu seul
Je m'en suis venu seul revoir notre vallée ; Elle est déserte, elle est muette, c'est l'hiver. Dans ses bois dépouillés comme elle est désolée ! La crête des coteaux dans le brouillard se perd ; Les…1896 -
Je me fais paysan comme eux
Non. Le cercle où chacun se courbe sur sa tâche, L'homme tissant la paille et la femme le fil, Où le travail fait grave et doux chaque profil, Le soir, près du foyer aux lueurs assoupies, A l'heure… -
Je me ferai savant en la philosophie
XXXII. En la mathématique et médecine aussi : Je me ferai légiste, et d'un plus haut souci Apprendrai les secrets de la théologie : Du luth et du pinceau j'ébatterai ma vie, De l'escrime et du bal.…1558 -
Je me souviens d'un paysage
Où la neige molle tombait, Pareille à l'indolent plumage D'un grand oiseau qui se dévêt. Assise près de la croisée, Je regardais le sol blanchir Et les ramures dénudées Sous les flocons s'épanouir.… -
Je me souviens de mon enfance
Et du silence où j'avais froid ; J'ai tant senti peser sur moi Le regard de l'indifférence. Ô jeunesse, je te revois Toute petite et repliée, Assise et recueillant les voix De ton âme presque oubliée.