Donne moy tes presens en ces jours que la Brume
Fait les plus courts de l'an, ou de ton rameau teint Dans le ruisseau d'Oubly dessus mon front espreint, Endor mes pauvres yeux, mes gouttes et mon rhume. Misericorde ô Dieu, ô Dieu ne me consume A faulte de dormir, plustost sois-je contreint De me voir par la peste ou par la fievre esteint, Qui mon sang deseché dans mes veines allume. Heureux, cent fois heureux animaux qui dormez Demy an en voz trous, soubs la terre enfermez, Sans manger du pavot qui tous les sens assomme : J'en ay mangé, j'ay beu de son just oublieux En salade cuit, cru, et toutesfois le somme Ne vient par sa froideur s'asseoir dessus mes yeux.
❧
Pour prolonger la lecture
Une sélection de poèmes choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Qui voudra voir comme un Dieu me surmonte
Amour
Mélancolie
Condition humaine
Amour, je ne me plains
Amour
Mélancolie
Condition humaine
Comme un chevreuil, quand le printemps destruit
Mort
Nature
Condition humaine
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d’émotions, d’époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Mélancolie
- Condition humaine
❧