Deux papillons faisaient l'amour sur une rose
Voyant venir notre ombre ils s'enfuirent soudain De la fleur, où leur couple aérien se pose Quand il descend du ciel de mai dans le jardin. Un moment tu suivis des yeux leur vol qui danse ; Puis sur mon cœur cachant ton front vite abattu Et mêlant de soupirs ta tendre confidence : « Que n'avons-nous comme eux des ailes ! » me dis-tu.