François-Marie Robert-Dutertre
Poèmes de François-Marie Robert-Dutertre (39)
Classés par titre (A–Z).
-
Aime-moi d'amourCe que j'aime à voir, ce que j'aime au monde, Ce que j'aime à voir, Veux-tu le savoir ? Ce sont tes beaux yeux, c'est ta taille ronde, Ce sont tes beaux yeux, Tes yeux langoureux. Ce que j'aime…
-
Concorde et libertéAux temps futurs si tu veux vivre libre, Connais tes droits, jeûne postérité ; Que ton cœur batte et que ton âme vibre Aux fiers accents, aux cris de liberté. L'heure n'est plus d'une œuvre puérile,…
-
Espérons que cela finiraCe que l'on voit dans le temps où nous sommes Ne peut manquer d'attrister le regard. Tels nains grandis pensent être des hommes, Et tout est faux en ce siècle bâtard. La courtisane, après la…
-
GraziellaElle croyait, hélas ! pauvre enfant du rivage, Pouvoir suivre en son vol et ses brûlants essors, L'âme de Lamartine, alors que sur la plage Il préludait près d'elle à ses premiers accords. Vierge et…
-
La belle EspagnoleLa belle qui fait mon supplice A l'œil mutin, plein de malice, Et son bras nu vaut un trésor ; On voit qu'elle fut, en Espagne, Bercée aux vents de la montagne, Sous les baisers d'un soleil d'or. Sa…
-
La belle orgueilleuseChacun de vos attraits vaut une sérénade ; Votre bouche semble être une rouge grenade, Où quiconque vous voit, voudrait pouvoir poser Avec un mot d'amour un doux et chaud baiser. Vos yeux brillants…
-
La jeune ArménienneVeux-tu, jeune étranger, habiter nos rivages ? Veux-tu fixer tes pas sous ce ciel radieux ? Viens là-bas avec moi sous ces palmiers sauvages, Viens, je révélerai mes charmes à tes yeux. Sais-tu ce…
-
L'âme rêvéeIl est une âme enfin que comprend et devine Mon âme ranimée, échappant aux ennuis ; Car mes regards ont vu cette femme divine Que j'avais tant rêvée en mes plus belles nuits. Petits oiseaux, venez…
-
L'amour du paysPays natal, par quels secrets liens A tout jamais s'attache à toi notre âme ? Fils de la plaine ou francs Tyroliens, Pour nos foyers même amour nous enflamme. Magiques reflets Gardés du jeune âge, On…
-
La muse chansonnièreOn me voit, courant les pieds nus, Rire avec les premiers venus ; D'autres fois en mules de soie Aux palais j'apporte la joie ; Car du même pas empressé Je visite hôtel et chaumière ; Au jupon un peu…
-
L'ange envoléMon ange a reployé ses ailes Et dort glacé sous un linceul ; Coulez, ô larmes éternelles, Car ici-bas je reste seul. Ô chère ombre au ciel envolée, Chaque nuit sous les noirs cyprès Versant des…
-
La raisonLe sang de l'innocent a tant rougi l'histoire, La force a tant pesé sur le monde abaissé Qu'on craint toujours de voir dans le ciel de la gloire, Du génie et des arts le soleil éclipsé. Refrain : Je…
-
Le bon curé de SouvignacLes bons curés, les douces femmes, Sont de rares présents des cieux ; Les grands esprits, les simples âmes Habitent peu dans ces bas lieux ; Mais Dieu, par une grâce insigne, Non loin du duché…
-
Le bon docteurPrès d'une mère une fille chérie Sentait venir le dernier de ses jours. Tout art est vain et c'est en vain qu'on prie ; Contre le mal il n'est plus de recours. Tous à la mort ont laissé sa victime ;…
-
Le chant du travailPourquoi convoiter l'opulence, Lorsqu'on a bon œil et bon bras ? Quand le cœur est plein de vaillance, On est heureux en tous états. Allons ! travailleurs, à l'ouvrage ! N'envions point les…
-
Le chant et l'amourLes festins font naître la joie Et le franc rire et les bons mots ; Mais lorsque la raison s'y noie L'ivresse est le pire des maux. Nous, les enfants de l'harmonie, Chantons toujours, mais buvons peu…
-
Le chevreau et l'enfantLe gai chevreau bondit et se suspend Aux longs rameaux du cytise ou du saule ; Capricieux, sur les cimes grimpant, Il court aux fleurs, aux feuillages qu'il frôle ; Rêvant la lutte en ses joyeux…
-
Le mépris des grandeursPar l'esprit ou par la fortune J'aime à voir tout homme grandir ; Nulle gloire ne m'importune, Je ne suis pas las d'applaudir ; Je trouve même légitime Que l'on rêve luxe et splendeurs ; Mais si vous…
-
Le mois de maiLorsqu'Éole a, dans leur caverne, Renfermé les tristes autans, Quand l'oiseau qui chez nous hiverne S'en va regagner ses étangs, Ô doux printemps, ta jeune épouse, En souriant à tes amours, Pour tes…
-
Le non possumusPourquoi semer sur notre route Tant de vains dogmes affligeants ? L'amour s'enfuit sans qu'on s'en doute, Lorsqu'il voit venir les vieux ans. On chante une fois la romance Qui fait battre deux cœurs…
-
Le papillon et la jeune filleLa jeune fille : Beau papillon qui viens à ma fenêtre Te réjouir sur le sein de mes fleurs, Petit coquet, tu les trahis peut-être, Car à chaque aube on les voit tout en pleurs ; Si je savais que tu…
-
Le printempsGentils oiseaux, venez à ma fenêtre, Ce blanc duvet est pour vos petits nids ; Je sens aussi que le printemps va naître, Mon cœur ému s'épanche au sein des nuits. Les fleurs déjà dégagent leurs…
-
Le rêveC'était l'heure où d'aimables fées Apportent dans leurs blanches mains Riches colliers, brillants trophées Au triste séjour des humains ; C'était l'heure où, plus amoureuses, Murmurant des mots…
-
Les bohèmesPour quelle faute originelle, Bohèmes qui tendez les mains, Allez-vous ainsi, sans semelle, De vos pieds user les chemins. Nous, nous rêvons une industrie Pour les enfants qui nous sont nés ; Mais à…
-
Les moments heureuxLe bonheur, j'imagine, C'est d'être à carnaval Pressant la taille fine D'une danseuse au bal, Danseuse jamais lasse Qui toujours avec grâce Tourne, bondit et passe Les yeux étincelants, Le sein…
-
Les poètesCe qu'il nous faut, à nous, pauvres poètes, Tribu rebelle à tout joug détesté, C'est une lyre avec des chansonnettes, C'est le soleil avec la liberté. Alors qu'on voit tant de larmes amères Tremper…
-
Les regrets d'une coquetteAdieu beauté, parure du jeune âge, Bientôt l'hiver va neiger sur mon front ; La main du temps qui ride mon visage, Chaque matin me réserve un affront : De noirs cheveux j'ai beau parer ma tête, Orner…
-
Le vinJeunes et vieux, si vous êtes moroses J'ai le secret de rendre la gaité ; Si vous voulez voir refleurir les roses De votre teint, signe de la santé, Mieux qu'un docteur aux savantes formules Qui vous…
-
L'exiléDans le ciel bleu l'étoile blanche, Pur diamant, Au sein des nuits parle et s'épanche Au firmament ; La brise fait sa confidence Au clair ruisseau, Et l'humble fleur dit sa souffrance A l'arbrisseau.…
-
L'hiverPlus de belle campagne, Plus de feuillage vert, L'enfant de la montagne, Hirondelle d'hiver, Chante en la cheminée Où naguère a chanté, Aux beaux jours de l'année, L'hirondelle d'été. Et sur les…
-
L'ItalieUn arc-en-ciel brille à votre horizon, Italiens, vétérans dans la gloire ; D'un autre empire et d'un autre renom Vous pourrez donc illustrer votre histoire. Sapez tout joug de vos robustes mains ; Et…
-
MélancolieDéesse au front pensif, amante des charmilles, Des sentiers ignorés et des grands bois épais, Qui te plais à troubler l'âme des jeunes filles Dans leur plus doux pensers d'innocence et de paix ; Qui…
-
Pourquoi ne pas aimer !Pourquoi ne pas aimer lorsqu'on est jeune et belle, Qu'on a la joue en fleur et que sous son corset, Où le sein devient fort à rompre le lacet, On aperçoit éclore en leur nid de dentelle Mille petits…
-
Rêve et réalitéLes champs, les lacs et les vallées Isolées Furent longtemps les seuls amours De mes jours. Il semblait que des voix mystiques, Sympathiques, Tout bas répondaient à ma voix Dans les bois. J'allais…
-
Sarah la marinièreA Venise, un grand seigneur Offrit, pour toucher son cœur, Une fortune princière ; Mais en vain il soupira... J'aime mieux, lui dit la belle, Mes filets et ma nacelle ; Non, vous n'aurez pas Sarah.…
-
Tolérance et CharitéFrères, j'ai fait déjà deux fois le tour du monde ; J'ai coudoyé partout la foule des abus, Aux abîmes profonds quand j'ai jeté la sonde, Le vice a dépassé le nombre des vertus. Le mal porte en tous…
-
ToujoursQui fait naître en mon cœur ces douces harmonies ? Qui charme ainsi mes sens ? Quels propices génies M'enlèvent de la terre aux plaines infinies Où je découvre un nouveau ciel ? Les airs ont plus…
-
Tous deuxTous deux, pour nos amours invoquons le mystère, Cachons à tous les yeux nos entretiens si doux ; Car l'amour, vois-tu bien, c'est la fleur solitaire, C'est l'oiseau qui s'enfuit au regard des…
-
Une mèreDors, blonde enfant à la bouche vermeille, Dors au refrain de mes tendres chansons ; Pour mieux te plaire et charmer ton oreille Languissamment j'affaiblis mes doux sons. Mais quand ta voix pourra…
Affichage de 1 à 20 sur 39 poèmes