Tous les poèmes
Liste complète des 6127 poèmes indexés par Lyreval.
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Dernier vœu
Voilà longtemps que je vous aime : - L'aveu remonte à dix-huit ans ! - Vous êtes rose, je suis blême ; J'ai les hivers, vous les printemps. Des lilas blancs de cimetière Prés de mes tempes ont fleuri…1852 -
Derniers vers
L'heure de ma mort, depuis dix-huit mois, De tous les côtés sonne à mes oreilles, Depuis dix-huit mois d'ennuis et de veilles, Partout je la sens, partout je la vois. Plus je me débats contre ma…1888 -
Dernière Angoisse
Au moment de jeter dans le flot noir des villes Ces choses de mon cœur, gracieuses ou viles, Que boira le gouffre sans fond, Ce gouffre aux mille voix où s'en vont toutes choses, Et qui couvre…1842 -
Dernière entrevue
Attends, nous allons dire adieu : Ce mot seul désarmera Dieu. Les voilà ces feuilles brûlantes Qu'échangèrent nos mains tremblantes, Où l'amour répandit par flots Ses cris, ses flammes, ses sanglots.…1860 -
Dernière solitude
Dans cette mascarade immense des vivants Nul ne parle à son gré ni ne marche à sa guise ; Faite pour révéler, la parole déguise, Et la face n'est plus qu'un masque aux traits savants. Mais vient…1869 -
Dernières paroles du poète
Je vais mourir, je vais bientôt mourir ; qu'on ouvre La croisée et que j'aie un rayon de soleil Sur mon lit et la ronde endormeuse des mouches ; Que tout le jour sourie à mon dernier sommeil ; Qu'on…1896 -
Dernières vacances
Heureux l'enfant qui meurt dans sa septième année Avant l'âge où le cœur doit saigner pour jouir ; Qui meurt de défaillance, en regardant bleuir Sous les orangers d'or la Méditerranée ! On ne tient…1866 -
Des fleurs fines
Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume Poussaient au bord de nos chemins Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains Et tes cheveux avec des plumes. L'ombre était bienveillante à nos pas… -
Des montagnes très loin
Des montagnes très loin paraissent toutes proches. La grève se déroule à l'ombre des sapins, Et la haute marée ensevelit les roches. Les astres allumés par l'homme sont éteints. Le blanc navire…1912 -
Des morts
Ô Cloître Saint-Merry funèbre ! sombres rues ! Je ne foule jamais votre morne pavé Sans frissonner devant les affres apparues. Toujours ton mur en vain recrépit et lavé, Ô maison Transnonain, coin…1864 -
Des soirs
Sous les vitres du hall nitreux que le froid fore Et vrille et que de mats brouillards baignent de vair, Un soir, en tout à coup de gel, s'ouvre l'hiver, Dans le foyer, fourbi de naphte et de… -
Dessous de bois
L'ombre bleuâtre et claire au milieu des allées, Comme un long voile plein de taches étoilées, Cache à peine la terre et flotte avec douceur ; Le soleil, en rayant la légère épaisseur, Forme des…