Tu te moques, jeune ribaude
Si j'avais la tête aussi chaude Que tu es chaude sous ta cotte, Je n'aurais besoin de calotte, Non plus qu'à ton ventre il ne faut De pelisson, tant il est chaud. Tous les charbons ardents Allument là-dedans Le plus chaud de leur braise ; Un feu couvert en sort, Plus fumeux et plus fort Que l'air d'une fournaise. J'ai la tête froide et gelée, D'avoir ma cervelle écoulée A ce limonier, par l'espace De quatre ans, sans m'en savoir grâce, Et lui voulant vaincre le cul, Moi-même je me suis vaincu. Ainsi, le fol sapeur Au fondement trompeur D'un Boulevard s'arrête, Quand le faix, tout soudain Ebranlé de sa main, Lui écrase la tête.
❧
Pour prolonger la lecture
Une sélection de poèmes choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Vous triomphez de moi, et pour ce, je vous donne
Amour
Mélancolie
Désir
Je plante en ta faveur cet arbre
Amour
Nature
Mémoire
Hymne à la nuit
Amour
Nature
Nuit
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d’émotions, d’époque et de mouvement
❧