Cusin, monstre à double aile, au mufle Elephantin
Canal à tirer sang, qui voletant en presse Sifles d'un son aigu, ne picque ma Maistresse, Et la laisse dormir du soir jusqu'au matin. Si ton corps d'un atome, et ton nez de mastin Cherche tant à picquer la peau d'une Deesse, En lieu d'elle, Cusin, la mienne je te laisse : Succe la, que mon sang te soit comme un butin. Cusin, je m'en desdy : hume moy de la belle Le sang, et m'en apporte une goutte nouvelle Pour gouster quel il est. Ha, que le sort fatal Ne permet à mon corps de prendre ton essence ! Repicquant ses beaux yeux, elle auroit cognoissance Qu'un rien qu'on ne voit pas, fait souvent un grand mal.
❧
Pour prolonger la lecture
Une sélection de poèmes choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Ce jour de Mai qui a la tête peinte
Amour
Nature
Temps
Amour me tue, et si je ne veux dire
Amour
Mort
Solitude
En mille crespillons les cheveux se friser
Amour
Art
Mélancolie
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d’émotions, d’époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Amour
- Mort
- Mélancolie
- Nuit
❧