Au Roi
(Sur la conquête de la Franche-Comté.) Quelle rapidité, de conquête en conquête, En dépit des hivers guident tes étendards ? Et quel dieu dans tes yeux tient cette foudre prête Qui fait tomber les murs d'un seul de tes regards ? A peine tu parais qu'une province entière Rend hommage à tes lys, et justice à tes droits ; Et ta course en neuf jours achève une carrière Que l'on verrait coûter un siècle à d'autres rois. En vain pour l'applaudir ma muse impatiente, Attendant ton retour, prête l'oreille au bruit ; Ta vitesse l'accable, et sa plus haute attente Ne peut imaginer ce que ton bras produit. Mon génie, étonné de ne pouvoir te suivre, En perd haleine et force ; et mon zèle confus, Bien qu'il t'ait consacré ce qui me reste à vivre, S'épouvante, t'admire, et n'ose rien de plus. Je rougis de me taire, et d'avoir tant à dire ; Mais c'est le seul parti que je puisse choisir : Grand roi, pour me donner quelque loisir d'écrire, Daigne prendre pour vaincre un peu plus de loisir !
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