Sans l'oublier
Sans l'oublier on peut fuir ce qu'on aime, On peut bannir son nom de ses discours, Et de l'absence implorant le secours, Se dérober à ce maître suprême, Sans l'oublier j'ai vu l'eau dans sa course, Porter au loin la vie à d'autres fleurs : Fuyant alors le gazon sans couleurs, J'imitai l'eau fuyant loin de la source, Sans oublier une voix triste et tendre, Oh ! que de jours j'ai vu naître et finir ! Je la redoute encor dans l'avenir : C'est une voix que l'on cesse d'entendre,