Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mère
Sonnet CIII. Et si de tes parents les regrets quelquefois, Combien, cruel Amour, que sans amour tu sois, T'ont fait sentir le deuil de leur complainte amère : C'est or qu'il faut montrer ton flambeau sans lumière, C'est or qu'il faut porter sans flèches ton carquois, C'est or qu'il faut briser ton petit arc turquois, Renouvelant le deuil de ta perte première. Car ce n'est pas ici qu'il te faut regretter Le père au bel Ascagne : il te faut lamenter Le bel Ascagne même, Ascagne, Ô quel dommage ! Ascagne, que Caraffe aimait plus que ses yeux : Ascagne, qui passait en beauté de visage Le beau Coupier troyen qui verse à boire aux dieux.
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