Doulcin, quand quelquefois je vois ces pauvres filles
Sonnet XCVII. Qui ont le diable au corps, ou le semblent avoir, D'une horrible façon corps et tête mouvoir, Et faire ce qu'on dit de ces vieilles Sibylles : Quand je vois les plus forts se retrouver débiles, Voulant forcer en vain leur forcené pouvoir : Et quand même j'y vois perdre tout leur savoir Ceux qui sont en votre art tenus des plus habiles : Quand effroyablement écrier je les oy, Et quand le blanc des yeux renverser je leur voy, Tout le poil me hérisse, et ne sais plus que dire. Mais quand je vois un moine avecques son latin Leur tâter haut et bas le ventre et le tétin, Cette frayeur se passe, et suis contraint de rire.
❧
Pour prolonger la lecture
Une sélection de poèmes choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
De voir mignon du roi un courtisan honnête
Révolte
Condition humaine
Ironie
On ne fait de tout bois l'image de Mercure
Mort
Révolte
Condition humaine
Quand je vois ces seigneurs qui l'épée et la lance
Mémoire
Condition humaine
Ironie
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d’émotions, d’époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Mémoire
- Condition humaine
❧