Baif, qui, comme moi, prouves l'adversité
Sonnet LVI. Baïf, qui, comme moi, prouves l'adversité, Il n'est pas toujours bon de combattre l'orage, Il faut caler la voile, et de peur du naufrage Céder à la fureur de Neptune irrité. Mais il ne faut aussi par crainte et vilité S'abandonner en proie : il faut prendre courage, Il faut feindre souvent l'espoir par le visage, Et faut faire vertu de la nécessité. Donques sans nous ronger le cœur d'un trop grand soin, Mais de notre vertu nous aidant au besoin, Combattons le malheur. Quant à moi, je proteste Que je veux désormais fortune dépiter, Et que si elle entreprend le me faire quitter, Je le tiendrai, Baïf, et fût-ce de ma reste.
❧
Pour prolonger la lecture
Une sélection de poèmes choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Un peu de mer tenait le grand Dulichien
Exil
Condition humaine
Tristesse
Après avoir longtemps erré sur le rivage
Mer
Ville
Condition humaine
Je n'ai jamais pensé que cette voûte ronde
Mort
Mémoire
Condition humaine
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d’émotions, d’époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Révolte
- Condition humaine
- Mélancolie
- Mer
❧