J’adore la banlieue avec ses champs en friche
J’adore la banlieue avec ses champs en friche Et ses vieux murs lépreux, où quelque ancienne affiche Me parle de quartiers dès longtemps démolis. Ô vanité ! Le nom du marchand que j’y lis Doit orner un tombeau dans le Père-Lachaise. Je m’attarde. Il n’est rien ici qui ne me plaise, Même les pissenlits frissonnant dans un coin. Et puis, pour regagner les maisons déjà loin, Dont le couchant vermeil fait flamboyer les vitres, Je prends un chemin noir semé d’écailles d’huîtres
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