Un grand chemin ouvert
À travers vos moissons ; tout le jour, au soleil Poudreuse ; dont le bruit vous ôte le sommeil ; Où la rosée en pleurs n'a jamais une goutte ; — Gloire, à travers la vie, ainsi je te redoute. Oh ! que j'aime bien mieux quelque sentier pareil À ceux dont parle Horace, où je puis au réveil Marcher au frais, et d'où, sans être vu, j'écoute ! Oh ! que j'aime bien mieux dans mon pré le ruisseau Qui murmure voilé sous les fleurs du berceau, Qu'un fleuve résonnant dans un grand paysage ! Car le fleuve avec lui porte, le long des bords, Promeneurs, mariniers ; et les tonneaux des ports Nous dérobent souvent le gazon du rivage. Saint-Maur, août 1829.
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