Vers cet espace calme
Vers cet espace calme où tourne l'hirondelle Et qui ne connaît pas le cri des chairs mortelles, Portez-moi, longs soupirs des oiseaux et des branches, Que je coule dans l'air avec le vent muet. Leur essor me soulève en sa fuite endormie Au-dessus du bonheur, ô ruisseau d'harmonie... Ô sonore ruisseau, musique aérienne Où l'âme se balance en son éternité, Calme enveloppement de lumière lointaine Aux pâleurs de l'été.