Ô mes fougères, j'ai passé...
Ô mes fougères, j'ai passé Dans votre vallon immobile ; Le jour lentement effacé Inclinait son azur tranquille Dans le ramage des bouleaux Et sur vos feuilles de dentelle Que des reflets bleus comme une eau Couvraient d'une teinte irréelle : Mes tristes mains ont caressé Lentement dans le soir tranquille, Larges fougères immobiles, Votre feuillage et j'ai passé.