Arbres, montagnes, champs neigeux
Je vous vois naître Dans un rayonnement laiteux A ma fenêtre. Le jour passera somnolent Sans autre fête Que l'averse des flocons blancs Lente et muette, Et grave, je m'étonnerai De quelque livre Où les jours tièdes et dorés Aident à vivre. Tant mes regards s'habitueront A voir descendre L'averse molle des flocons En froide cendre.