À Daphné
Supposant dans un seul objet Tout ce que j'exigeais pour plaire, J'adorais un être parfait, Et le croyais imaginaire. L'Amour, quand il m'offrit tes traits, Voulut me prouver ma folie : Mon fantôme et ses vains attraits Seraient tout au plus ta copie. Daphné, j'ai bientôt reconnu Que l'impossible pouvait être : Reprends ici ce qui t'est dû ; Je te chantais sans te connaître. Écrit en 1789.