Soirs (I)
Calmes aux quais déserts s'endorment les bateaux. Les besognes du jour rude sont terminées, Et le bleu Crépuscule aux mains efféminées Éteint le fleuve ardent qui roulait des métaux. Les ateliers fiévreux desserrent leurs étaux, Et, les cheveux au vent, les fillettes minées Vers les vitrines d'or courent, illuminées, Meurtrir leur désir pauvre aux diamants brutaux. Sur la ville noircie, où le peuple déferle, Le ciel, en des douceurs de turquoise et de perle, Le ciel semble, ce soir d'automne, défaillir. L'Heure passe comme une femme sous un voile ; Et, dans l'ombre, mon cœur s'ouvre pour recueillir Ce qui descend de rêve à la première étoile.
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