Tristan Corbière
Poèmes de Tristan Corbière (78)
Classés par titre (A–Z).
-
À la douce amieÇà : badinons – J'ai ma cravache – Prends ce mors, bijou d'acier gris ; – Tiens : ta dent joueuse le mâche... En serrant un peu : tu souris... – Han !... C'est pour te faire la bouche... – V'lan !...…
-
À la mémoire de ZulmaBougival, 8 mai . Elle était riche de vingt ans, Moi j'étais jeune de vingt francs, Et nous fîmes bourse commune, Placée, à fonds perdu, dans une Infidèle nuit de printemps... La lune a fait [un]…
-
À l'éternel madameMannequin idéal, tête-de-turc du leurre, Eternel Féminin ! ... repasse tes fichus ; Et viens sur mes genoux, quand je marquerai l'heure, Me montrer comme on fait chez vous, anges déchus. Sois pire,…
-
À l'EtnaEtna - j'ai monté le Vésuve ... Le Vésuve a beaucoup baissé : J'étais plus chaud que son effluve, Plus que sa crête hérissés ... - Toi que l'on compare à la femme ... - Pourquoi ? - Pour ton âge ? Ou…
-
À ma jument SourisPas d'éperon ni de cravache, N'est-ce pas, Maîtresse à poil gris... C'est bon à pousser une vache, Pas une petite Souris. Pas de mors à ta pauvre bouche : Je t'aime, et ma cuisse te touche. Pas de…
-
À mon chien Pope– GENTLEMAN-DOG FROM NEW-LAND – Mort d'une balle . Toi : ne pas suivre en domestique, Ni lécher en fille publique ! – Maître-philosophe cynique : N'être pas traité comme un chien, Chien ! tu le veux…
-
Après la pluieJ'aime la petite pluie Qui s'essuie D'un torchon de bleu troué ! J'aime l'amour et la brise, Quand ça frise... Et pas quand c'est secoué. – Comme un parapluie en flèches, Tu te sèches, Ô grand soleil…
-
À une camaradeQue me veux-tu donc, femme trois fois fille ?... Moi qui te croyais un si bon enfant ! – De l'amour ?... – Allons : cherche, apporte, pille ! M'aimer aussi, toi !... moi qui t'aimais tant. Oh ! je…
-
À une demoisellePour Piano et Chant . La dent de ton Érard, râtelier osanore, Et scie et broie à crû, sous son tic-tac nerveux, La gamme de tes dents, autre clavier sonore... Touches qui ne vont pas aux cordes des…
-
À une roseRose, rose-d'amour vannée, Jamais fanée, Le rouge-fin est ta couleur, Ô fausse-fleur ! Feuille où pondent les journalistes Un fait-divers, Papier-Joseph, croquis d'artistes : – Chiffres ou vers –…
-
À un Juvénal de laitIncipe, parve puer, risu cognoscere... À grands coups d'avirons de douze pieds, tu rames En vers... et contre tout – Hommes, auvergnats, femmes. – Tu n'as pas vu l'endroit et tu cherches l'envers.…
-
AuroraAppareillage d'un brick corsaire . « Quand l'on fut toujours vertueux L'on aime à voir lever l'aurore... » Cent vingt corsairiens, gens de corde et de sac, À bord de la Mary-Gratis, ont mis leur sac.…
-
Bohême de chicNe m'offrez pas un trône ! À moi tout seul je fris, Drôle, en ma sauce jaune De chic et de mépris. Que les bottes vernies Pleuvent du paradis, Avec des parapluies... Moi, va-nu-pieds, j'en ris ! —…
-
Bonne fortune et fortuneOdor della feminita . Moi, je fais mon trottoir, quand la nature est belle, Pour la passante qui, d'un petit air vainqueur, Voudra bien crocheter, du bout de son ombrelle, Un clin de ma prunelle ou…
-
BonsoirEt vous viendrez alors, imbécile caillette, Taper dans ce miroir clignant qui se paillette D'un éclis d'or, accroc de l'astre jaune, éteint. Vous verrez un bijou dans cet éclat de tain. Vous viendrez…
-
ÇaWhat ?... (SHAKESPEARE.) Des essais ? – Allons donc, je n'ai pas essayé ! Étude ? – Fainéant je n'ai jamais pillé. Volume ? – Trop broché pour être relié... De la copie ? – Hélas non, ce n'est pas…
-
Chanson en siSi j'étais noble Faucon, Tournoierais sur ton balcon... – Taureau : foncerais ta porte... – Vampire : te boirais morte... Te boirais ! – Geôlier : lèverais l'écrou... – Rat : ferais un petit trou...…
-
ChapeletÀ moi, grand chapelet ! pour égrener mes plaintes, Avec tous les Ave de Sa Perfeccion, Son nom et tous les noms de ses Fêtes et Saintes... Du Mardi-gras jusqu'à la Circoncicion : –…
-
Cris d'aveugleSur l'air bas-breton Ann hini goz . L'œil tué n'est pas mort Un coin le fend encor Encloué je suis sans cercueil On m'a planté le clou dans l'œil L'œil cloué n'est pas mort Et le coin entre encor…
-
DéclinComme il était bien, Lui, ce Jeune plein de sève ! Âpre à la vie Ô Gué !... et si doux en son rêve. Comme il portait sa tête ou la couchait gaîment ! Hume-vent à l'amour !... qu'il passait…
-
DécourageuxCe fut un vrai poète : Il n'avait pas de chant. Mort, il aimait le jour et dédaigna de geindre. Peintre : il aimait son art – Il oublia de peindre... Il voyait trop – Et voir est un aveuglement. –…
-
Déjeuner de soleilBois de Boulogne, 1 er mai . Au Bois, les lauriers sont coupés, Mais le Persil verdit encore ; Au Serpolet, petits coupés Vertueux vont lever l'Aurore... L'Aurore brossant sa palette : Kh'ol, carmin…
-
Duel aux caméliasJ'ai vu le soleil dur contre les touffes Ferrailler. – J'ai vu deux fers soleiller, Deux fers qui faisaient des parades bouffes ; Des merles en noir regardaient briller. Un monsieur en ligne…
-
Elizir d'AmorTu ne me veux pas en rêve, Tu m'auras en cauchemar ! T'écorchant au vif, sans trêve, – Pour moi... pour l'amour de l'art. – Ouvre : je passerai vite, Les nuits sont courtes, l'été... Mais ma musique…
-
ÉpitapheSauf les amoureux commençons ou finis qui veulent commencer par la fin il y a tant de choses qui finissent par le commencement que le commencement commence à finir par être la fin la fin en sera que…
-
Féminin singulierÉTERNEL Féminin de l'éternel Jocrisse ! Fais-nous sauter, pantins nous payons les décors ! Nous éclairons la rampe.... Et toi, dans la coulisse, Tu peux faire au pompier le pur don de ton corps. Fais…
-
FemmeLa Bête féroce. Lui – cet être faussé, mal aimé, mal souffert, Mal haï – mauvais livre... et pire : il m'intéresse. – S'il est vide après tout... Oh mon dieu, je le laisse, Comme un roman pauvre –…
-
Fleur d'artOui – Quel art jaloux dans Ta fine histoire ! Quels bibelots chers ! – Un bout de sonnet, Un coeur gravé dans ta manière noire, Des traits de canif à coups de stylet. – Tout fier mon coeur porte à la…
-
Frère et sœur jumeauxIls étaient tous deux seuls, oubliés là par l'âge... Ils promenaient toujours tous les deux, à longs pas, Obliquant de travers, l'air piteux et sauvage... Et deux pauvres regards qui ne regardaient…
-
Gente DameIl n'est plus, ô ma Dame, D'amour en cape, en lame, Que Vous !... De passion sans obstacle, Mystère à grand spectacle, Que nous !... Depuis les Tour de Nesle Et les Château de Presle, Temps frais, Où…
-
Grand opéraI er Acte (Vêpres). Dors sous le tabernacle, ô Figure de cire ! Triple Châsse vierge et martyre, Derrière un verre, sous le plomb, Et dans les siècles des siècles... ... Comme c'est long ! Portes-tu…
-
GuitareJe sais rouler une amourette En cigarette, Je sais rouler l'or et les plats ! Et les filles dans de beaux draps ! Ne crains pas de longueurs fidèles : Pour mûles mes pieds ont des ailes ; Voleur de…
-
HeuresAumône au malandrin en chasse Mauvais œil à l'œil assassin ! Fer contre fer au spadassin ! – Mon âme n'est pas en état de grâce ! – Je suis le fou de Pampelune, J'ai peur du rire de la Lune, Cafarde,…
-
HidalgoIls sont fiers ceux-là !... comme poux sur la gale ! C'est à la don-juan qu'ils vous font votre malle. Ils ne sentent pas bon, mais ils fleurent le preux : Valeureux vauriens, crétins chevalereux !…
-
Idylle coupéeAvril. . C'est très parisien dans les rues Quand l'Aurore fait le trottoir, De voir sortir toutes les Grues Du violon, ou de leur boudoir... Chanson pitoyable et gaillarde : Chiffons fanés…
-
InsomnieN'as-tu d'amour que dans la tête ? Pour venir te pâmer à voir, Sous ton mauvais oeil, l'homme mordre Ses draps, et dans l'ennui se tordre !... Sous ton oeil de diamant noir. Dis : pourquoi, durant la…
-
I Sonnetavec la manière de s'en servir. Réglons notre papier et formons bien nos lettres : Vers filés à la main et d'un pied uniforme, Emboîtant bien le pas, par quatre en peloton ; Qu'en marquant la césure,…
-
Laisser-courrexx Musique de : Isaac Laquedem . J'ai laissé la potence Après tous les pendus, Andouilles de naissance, Maigres fruits défendus ; Les plumes aux canards Et la queue aux renards... Au Diable aussi sa…
-
La pastorale de ConliePar un mobilisé du Morbihan. Moral jeunes troupes excellent . (Off.) Qui nous avait levés dans le Mois-noir – Novembre – Et parqués comme des troupeaux Pour laisser dans la boue, au Mois-plus-noir –…
-
La pipe au poèteJe suis la Pipe d'un poète, Sa nourrice, et : j'endors sa Bête. Quand ses chimères éborgnées Viennent se heurter à son front, Je fume... Et lui, dans son plafond, Ne peut plus voir les araignées. ...…
-
La Rapsode foraineLa Palud, 27 Août, jour du Pardon . Bénite est l'infertile plage Où, comme la mer, tout est nud. Sainte est la chapelle sauvage De Sainte-Anne-de-la-Palud... De la Bonne Femme Sainte Anne Grand'tante…
-
Le bossu BitorUn pauvre petit diable aussi vaillant qu'un autre, Quatrième et dernier à bord d'un petit cotre... Fier d'être matelot et de manger pour rien, Il remplaçait le coq, le mousse et le chien ; Et…
-
Le convoi du pauvreParis, le 30 avril 1873, Rue Notre Dame-de Lorette . Ça monte et c'est lourd– Allons, Hue ! – Frères de renfort, votre main ?... C'est trop !... et je fais le gamin ; C'est mon Calvaire cette rue !…
-
Le crapaudUn chant dans une nuit sans air... – La lune plaque en métal clair Les découpures du vert sombre. ... Un chant ; comme un écho, tout vif Enterré, là, sous le massif... – Ça se tait : Viens, c'est là,…
-
Le Fils de Lamartine et de Graziella« C'est ainsi que j'expiai par ces larmes écrites la dureté et l'ingratitude de mon cœur de dix-huit ans. Je ne puis jamais relire ces vers sans adorer cette fraîche image que rouleront éternellement…
-
Le poète contumaceSur la côte d'ARMOR. – Un ancien vieux couvent, Les vents se croyaient là dans un moulin-à-vent, Et les ânes de la contrée, Au lierre râpé, venaient râper leurs dents Contre un mur si troué que, pour…
-
Le poète et la cigaleÀ Marcelle . Un poète ayant rimé, IMPRIMÉ Vit sa Muse dépourvue De marraine, et presque nue : Pas le plus petit morceau De vers... ou de vermisseau. Il alla crier famine Chez une blonde voisine, La…
-
Le renégatÇa c'est un renégat. Contumace partout : Pour ne rien faire, ça fait tout. Écumé de partout et d'ailleurs ; crâne et lâche, Écumeur amphibie, à la course, à la tâche ; Esclave, flibustier, nègre,…
-
LibertàÀ la cellule IV BIS (prison royale de Gênes) . – Lasciate ogni... – DANTE Ô belle hospitalière Qui ne me connais pas, Vierge publique et fière Qui m'as ouvert les bras !... Rompant ma longue chaîne,…
-
LitanieNon... Mon coeur te sent là, Petite, Qui dors pour me laisser plus vite Passer ma nuit, si longue encor, Sur le pavé comme un rat mort... – Dors. La berceuse litanie Sérénade jamais finie Sur Ta…
-
Litanie du sommeil« J'ai scié le sommeil ! » (Macbeth.) * Vous qui ronflez au coin d'une épouse endormie, Ruminant ! savez-vous ce soupir : l'Insomnie ? – Avez-vous vu la Nuit, et le Sommeil ailé, Papillon de minuit…
-
MatelotsVos marins de quinquets à l'Opéra... comique, Sous un frac en bleu-ciel jurent « Mille sabords ! » Et, sur les boulevards, le survivant chronique Du Vengeur vend l'onguent à tuer les rats morts. Le…
-
Nature morteDes coucous l'Angélus funèbre A fait sursauter, à ténèbre, Le coucou, pendule du vieux, Et le chat-huant, sentinelle, Dans sa carcasse à la chandelle Qui flamboie à travers ses yeux. – Écoute se…
-
PariaQu'ils se payent des républiques, Hommes libres ! - carcan au cou - Qu'ils peuplent leurs nids domestiques !... - Moi je suis le maigre coucou. - Moi, - coeur eunuque, dératé De ce qui mouille et ce…
-
ParisBâtard de Créole et Breton, Il vint aussi là – fourmilière, Bazar où rien n'est en pierre, Où le soleil manque de ton. – Courage ! On fait queue.... Un planton Vous pousse à la chaîne – derrière ! –…
-
Pauvre garçonLa Bête féroce. Lui qui sifflait si haut, son petit air de tête, Était plat près de moi ; je voyais qu'il cherchait... Et ne trouvait pas, et... j'aimais le sentir bête, Ce héros qui n'a pas su…
-
Paysage mauvaisSables de vieux os – Le flot râle Des glas : crevant bruit sur bruit... – Palud pâle, où la lune avale De gros vers, pour passer la nuit. – Calme de peste, où la fièvre Cuit... Le follet damné…
-
Pièce à carreauxAh ! si Vous avez à Tolède, Un vitrier Qui vous forge un vitrail plus raide Qu'un bouclier !... À Tolède j'irai ma flamme Souffler, ce soir ; À Tolède tremper la lame De mon rasoir ! Si cela ne vous…
-
Point n'ai fait un tas d'océansComme les Messieurs d'Orléans, Ulysses à vapeur en quête... Ni l'Archipel en capitan ; Ni le Transatlantique autant Qu'une chanteuse d'opérette. Mais il fut flottant, mon berceau, Fait comme le nid…
-
Portes et fenêtresN'entends-tu pas ? – Sang et guitare ! – Réponds !... je damnerai plus fort. Nulle ne m'a laissé, Barbare, Aussi longtemps me crier mort ! Ni faire autant de purgatoire !... Tu ne vois ni n'entends…
-
PudentianeAttouchez, sans toucher. On est dévotieuse, Ni ne retient à son escient. Mais On pâme d'horreur d'être : luxurieuse De corps et de consentement !... Et de chair... de cette oeuvre On est fort…
-
Rapsodie du sourdÀ Madame D*** L'homme de l'art lui dit : – Fort bien, restons-en là. Le traitement est fait : vous êtes sourd. Voilà Comme quoi vous avez l'organe bien perdu. – Et lui comprit trop bien, n'ayant pas…
-
RescousseSi ma guitare Que je répare, Trois fois barbare : Kriss indien. Cric de supplice, Bois de justice, Boîte à malice, Ne fait pas bien... Si ma voix pire Ne peut te dire Mon doux martyre... – Métier de…
-
Saint Tupetu de Tu-pe-tuC'est au pays de Léon. – Est une petite chapelle à saint Tupetu. (En breton : D'un côté ou de l'autre.) Une fois l'an, les croyants – fatalistes chrétiens – s'y rendent en pèlerinage, afin d'obtenir,…
-
Soneto a Napoliall' sole, all' luna all' sabato, all' canonico e tutti quanti – con pulcinella – Il n'est pas de Samedi Qui n'ait soleil à midi ; Femme ou fille soleillant, Qui n'ait midi sans amant !... Lune,…
-
Sonnet à sir BobChien de femme légère, braque anglais pur sang. Beau chien, quand je te vois caresser ta maîtresse, Je grogne malgré moi — pourquoi ? — Tu n'en sais rien. — Ah ! c'est que moi — vois-tu — jamais je…
-
Sonnet de nuitÔ croisée ensommeillée, Dure à mes trente-six morts ! Vitre en diamant, éraillée Par mes atroces accords ! Herse hérissant rouillée Tes crocs où je pends et mords ! Oubliette verrouillée Qui me…
-
Steam-BoatÀ une passagère . En fumée elle est donc chassée L'éternité, la traversée Qui fit de Vous ma soeur d'un jour, Ma soeur d'amour !... Là-bas : cette mer incolore Où ce qui fut Toi flotte encore... Ici…
-
ToitTiens non ! J'attendrai tranquille, Qu'il me tombe quelque tuile, Souvenir de Toi ! J'ai tondu l'herbe, je lèche La pierre, – altéré Comme la Colique-sèche De Miserere ! Je crèverai – Dieu me damne !…
-
Un jeune qui s'en vaMorire. Oh le printemps ! – Je voudrais paître !... C'est drôle, est-ce pas : Les mourants Font toujours ouvrir leur fenêtre, Jaloux de leur part de printemps ! Oh le printemps ! Je veux écrire !…
-
Un riche en BretagneO fortunatos nimium, sua si... VIRGILE. C'est le bon riche, c'est un vieux pauvre en Bretagne, Oui, pouilleux de pavé sans eau pure et sans ciel ! – Lui, c'est un philosophe-errant dans la campagne ;…
-
Veder Napoli poi moriVoir Naples et... – Fort bien, merci, j'en viens. – Patrie D'Anglais en vrai, mal peints sur fond bleu-perruquier ! Dans l'indigo l'artiste en tous genres oublie. Ce Ne-m'oubliez-pas d'outremer : le…
-
VendettaTu ne veux pas de mon âme Que je jette à tour de bras : Chère, tu me le payeras !... Sans rancune – je suis femme ! – Tu ne veux pas de ma peau : Venimeux comme un jésuite, Prends garde !... je suis…
-
VénerieLimier et piqueur à la fois, Valet-de-chiens et d'écurie, J'ai vu l'Hallali, les Abois !... Que Diane aussi me sourie !... À cors, à cris, à pleine voix Je fais le pied, je fais le bois ; Car on dit…
-
Vésuves et CiePompeïa-station – Vésuve, est-ce encor toi ? Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne, – Du bon temps où la foi transportait la montagne – Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi : Tu te…
-
La cigale et le poèteLe poète ayant chanté, Déchanté, Vit sa Muse, presque bue, Rouler en bas de sa nue De carton, sur des lambeaux De papiers et d’oripeaux. Il alla coller sa mine Aux carreaux de sa voisine, Pour lui…
-
Paris diurneVois aux cieux le grand rond de cuivre rouge luire, Immense casserole où le Bon Dieu fait cuire La manne, l’arlequin, l’éternel plat du jour. C’est trempé de sueur et c’est poivré d’amour. Les…
-
Le mousseMousse : il est donc marin, ton père ?… – Pêcheur. Perdu depuis longtemps. En découchant d’avec ma mère, Il a couché dans les brisants … Maman lui garde au cimetière Une tombe – et rien dedans –…
Affichage de 1 à 20 sur 78 poèmes