Jean Auvray
Poèmes de Jean Auvray (25)
Classés par titre (A–Z).
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À AngéliqueÉpigramme. Quand je te caresse, Angélique, Tu dis que ma barbe te pique ; Aimes-tu tant le poil follet ? Baise le trou par où je pète, Et si tu n'en es satisfaite, Fais-toi baiser par mon valet !
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À FanchonÉpigramme. Quels sorciers ont dansé sur ton chose, Fanchon, Que le poil n'y croît point ? Aurait-il bien la teigne ? Réponse. Un fameux cabaret n'a que faire d'enseigne, Dit-on pas qu'au bon vin ne…
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Alix à pleine mainÉpigramme. Alix a pleine main tenait Le manche à Thibaut, qui frétille ; Thibaut, du cul carillonnait, Comme Alix tournait la cheville. Vilain, vous pétez ? dit la fille. Quoi ! dit Thibaut sans…
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Alix prisonnièreÉpigramme. Alix, qu'on traînait prisonnière, À sa mère dit sans rougir : « Cessez de pleurer tant, ma mère, Je me ferais bien élargir. »
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À madame Olympe(Madame Olympe n'aimait que les hommes sans barbe.) Dieu ne plaise, Olympe, que je grimpe Dessus ton corps comme un audacieux ! Ne fut-ce pas dessus le mont Olympe Que les Titans firent la guerre aux…
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À MargotÉpigramme. Margot, qui se marche en triangle, Pète toujours quand on la sangle ; Je ne sais si c'est d'aise ou non, Ou si le calibre est trop large, Mais je sais bien que trop de charge Fait souvent…
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À M. Charles MagnardJustice est le ciment des Etats monarchiques, L'arc-boutant de la paix, le bras droit des Rois, Fille aînée de Dieu, trésorière des lois, La base de l'Etat, l'âme des républiques, Sans qui le souffle…
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À PérrineOn dit que Pasiphæ s'accoupla d'un taureau Dont naqui sur la terre un monstre épouvantable Pérrine, qu'as tu fait du monstre abominable Que jadis tu conçus de l'ouvrage d'un veau ? Tu l'eusses,…
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À une dame fièreÉpigramme. Je n'aime point la dame en amour si soudaine, Puis qu'on perd sans regret ce qu'on gagne sans peine : Tels plaisirs sont plus tôt étouffés que conçus. La femme et le cheval sont de même…
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À une dame trop maigreNon, je ne l'aime point cette carcasse d'os ; Qu'on ne m'en parle plus, quoi qu'il y ait du lucre (*) ; J'aime autant embrasser l'image d'Atropos, Ou me laisser tomber tout nu dans un sépulcre. Dès…
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À une laidexx Sonnet à une amoureuse de l'auteur. Un œil de chat huant, des cheveux serpentins, Une trogne rustique à prendre des copies, Un nez qui au mois d'août distille les roupies. Un rire sardonien à…
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Au RoiJeune Mars, à qui les alarmes Sont des plaisirs délicieux, Puissent tes belliqueuses armes Étonner la terre et les cieux ! Que la postérité ravie Face confesser à l'Envie Qu'admirables sont tes…
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Contre une vieille importuneFurie aux crins retors, exécrable mégère, Qui te fait tant vomir de poison contre moi, Et troubler la beauté qui me donne la loi Des importuns discours de ta langue légère ? Quel démon envieux tous…
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De Domp JeanÉpigramme. Domp Jean faisait son testament, Abhorrant le monde et les vices ; Sa garce lui dit doucement Qu'il n'oublia point ses services. Domp Jean, qui n'eut le cœur d'acier, Lui dit, en montrant…
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De Robin au grand nezMargot, qui en riant se mordait les oreilles, Tant la bouche elle avait d'une énorme grandeur, À Robin, qui avait le nez grand à merveilles, Reprochait que son nez était un affronteur (*). Puis…
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D'un castré dissolu en parolesÉpigramme. Ce castré si souvent discourt Des fortes passions d'amour Qu'il en a pris la caquesangue (*), Mais il est heureux en ce point Que sa barbe n'empêche point Qu'il ne le face de la langue. *…
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Épitaphe de PérrineIci gît qui chevauchait dès ses plus tendres ans, Qui fut par un incube (*) au berceau chevauchée, Qui, petite, déjà d'un sale feu touchée, Se faisait chevaucher par les petits enfants. Grande,…
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La jalousiePoètes, peintres parlants, que vous sert de nous feindre, Peintres, poètes muets, que vous sert de nous peindre Des feux, des fouets, des fers, des vaisseaux pleins de trous, Des rages, des fureurs,…
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Le bossu et le boiteuxÉpigramme. Le bossu dit au boiteux, chancelant Comme un bateau qu'on pourmeine (*) sans peautre (*) : Ô que tu sais des nouvelles, galant, Toi qui toujours vas de coté et d'autre ! Tais-toi, dit…
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Le nezIl n'est pas toujours véritable Que chacun aime son semblable, Puis qu'on voit d'un contraire sort La plus camarde de la rue Être amoureuse devenue D'un grand nez à double ressort. Mais vous…
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Les rodomons sous les courtinesCes fendeurs de nasaux, ces Trasons, ces bravaches (*), Qui armés jusqu'aux dents menacent terre et cieux, Aux combats de Cypris ne sont que des gavaches : L'adolescent Amour n'a rien de furieux.…
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Les tétons comparés aux boulesÉpigramme. N'en déplaise à Ronsard, les tétons de nos filles À des boules ne sont comparés justement, Car la boule ne sert que d'abattre les quilles, Mais un beau sein les fait redresser promptement.
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Les verriersVous ennemis mortels de la mélancolie, Vénérables Buveurs aux fronts enluminés, Embrassez les Verriers de la noble Italie, Car ils font des Pinceaux à vous peindre le nez. Par ces braves Pinceaux…
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Tombeau de Rud'En-SouppeIci gît dans ce tombeau foireux Rud'En-Souppe le valeureux, Qui voyant la guerre entreprise Au pays, et qu'on le cherchait, Se cacha dessous la chemise De sa grand' Jeanne, qui pétait : Lui qui…
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Un jalouxÉpigramme. Un jour en colère un Jean Cul Reprochait à sa prude femme : Est-il pas vrai, paillarde infâme, Que tu m'as fait cent fois cocu ? Mari, la fureur vous transporte. Confesse donc ou tu es…
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