Félix Arvers
Poèmes de Félix Arvers (41)
Classés par titre (A–Z).
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À Alfred de MussetOh ! redis-les encor ces paroles dorées ; Rends-nous ces flots si purs qui s'épanchaient sur nous, Rends-nous l'écho lointain de ces hymnes sacrées Que le chrétien ne doit entendre qu'à genoux. Hélas…
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À Alfred TattetAlfred, j'ai vu des jours où nous vivions en frères, Servant les mêmes dieux aux autels littéraires : Le ciel n'avait formé qu'une âme pour deux corps ; Beaux jours d'épanchement, d'amour et…
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À MM. Barthélemy et MéryChantres associés et paisibles rivaux, Qui mettez en commun la gloire et les travaux, Et qu'on voit partager sans trouble et sans orage D'un laurier fraternel le pacifique ombrage ; Lorsque de toutes…
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À Charles XTriste et soudain fracas d'un trône héréditaire, Profond enseignement aux puissants de la terre, Qui vous eût pu prévoir, et dire : Dans trois jours, Cette tige de rois par les siècles blanchie Et ce…
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À GianettaPrès des ruisseaux, près des cascades, Dans les champs d'oliviers fleuris, Sur les rochers, sous les arcades Dont le temps sape les débris, Sous les murs du vieux monastère. Dans le bois qu'aime le…
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À Madame ***Madame, croyez-moi ; bien qu'une autre patrie Vous ait ravie à ceux qui vous ont tant chérie, Allez, consolez-vous, ne pleurez point ainsi ; Votre corps est là-bas, mais votre âme est ici : C'est la…
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À mon ami ***Tu sais l'amour et son ivresse Tu sais l'amour et ses combats ; Tu sais une voix qui t'adresse Ces mots d'ineffable tendresse Qui ne se disent que tout bas. Sur un beau sein, ta bouche errante Enfin…
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À Victor HugoD'illusions fantastiques Quel doux esprit t'a bercé ? Qui t'a dit ces airs antiques, Ces contes du temps passé ? Que j'aime quand tu nous chantes Ces complaintes si touchantes, Ces cantiques de la…
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BuryI Lorsque le jeune Edgard, après bien des années, Au seuil de son château s'en vint heurter un soir, Traversa lentement les cours abandonnées, Et près du vieux foyer voulut enfin s'asseoir, Il vit…
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Ce qui peut arriver à tout le mondeI J'ai toujours voulu voir du pays, et la vie Que mène un voyageur m'a toujours fait envie. Je me suis dit cent fois qu'un demi-siècle entier Dans le même logis, dans le même quartier ; Que dix ans…
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DéclarationJeune femme aux yeux noirs, étourdie, inconstante, Entre mille pensers indécise et flottante, Qui veut et ne veut pas, et bientôt ne sait plus Où prendre ni fixer, tes voeux irrésolus, Qui n'aime…
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Examen de conscienceFrères, je me confesse, et vais vous confier Mon sort, pour vous instruire et vous édifier. Un jour, je me sentis le désir de connaître Ce qu'enfermait en soi le secret de mon être, Ignorant…
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Fête du PeupleQuel trouble inattendu semble agiter les âmes ? Pourquoi ces cris ? pourquoi tous ces apprêts nouveaux ? Pourquoi ces artisans, ces enfants et ces femmes Ont-ils déserté leurs travaux ? Un désir…
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La femme adultèreÉcoutez ce que c'est que la femme adultère. Sa joie est un tourment, sa douleur un mystère : Dans son cœur dégradé que le crime avilit Un autre a pris la place à l'époux réservée ; D'impures voluptés…
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L'amour cachéMon âme a son secret, ma vie a son mystère, Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su. Hélas ! j'aurai passé…
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L'anniversaireOh ! qui me donnera d'aller dans vos prairies, Promener chaque jour mes tristes rêveries, Rivages fortunés où parmi les roseaux L'Yonne tortueuse égare au loin ses eaux ! Oui, je veux vous revoir,…
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La pauvretéHôtes de ce séjour d'angoisse et de souffrance, Où Satan sur le seuil a mis : Plus d'espérance ! Qui vous brisez le front contre ses murs de fer, Et vîntes échanger, dans cette fange immonde, La…
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La première passionI « Minuit ! ma mère dort : je me suis relevée : Je craignais de laisser ma lettre inachevée ; J'ai voulu me hâter, car peut-être ma main Ne sera-t-elle plus assez forte demain ! Tu connais mon…
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La ressemblanceSur tes riches tapis, sur ton divan qui laisse Au milieu des parfums respirer la mollesse, En ce voluptueux séjour, Où loin de tous les yeux, loin des bruits de la terre, Les voiles enlacés semblent,…
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La Saint-BarthélemyI Les prêtres avaient dit : « En ce temps-là, mes frères, On a vu s'élever des docteurs téméraires, Des dogmes de la foi censeurs audacieux : Au fond du Saint des saints l'Arche s'est refermée, Et le…
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La vengeanceQuand j'entrai dans la vie, au sortir de l'enfance, A cet âge innocent où l'homme sans défense, Inquiet, sans appui, cherche un guide indulgent, Et, demandant au ciel un ami qui l'entende. Sent qu'il…
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La vieAmis, accueillez-moi, j'arrive dans la vie. Dépensons l'existence au gré de notre envie : Vivre, c'est être libre, et pouvoir à loisir Abandonner son âme à l'attrait du plaisir ; C'est chanter,…
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La villégiatureJ'ai souvent comparé la villégiature Aux phases d'un voyage entrepris en commun Avec des étrangers de diverse nature Dont on n'a de ses jours vu ni connu pas un. Au début de la route, en montant en…
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Le commencement de l'annéeÉcoutez bien : l'heure est sonnée ; La dernière du dernier jour, Le dernier adieu d'une année Qui vient de s'enfuir sans retour ! Encore une étoile pâlie ; Encore une page remplie Du livre immuable…
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Le livre de mon cœurLa Porte-Saint-Martin va donner des Mystères Où Paris tout entier se hâte d'accourir. Tout manque, les balcons, les loges, les parterres ; J'ai pourtant une place et je vais vous l'offrir. Ce théâtre…
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Le poèteQui peut empêcher l'hirondelle, Quand vient la saison des frimas, D'aller chercher à tire d'aile D'autres cieux et d'autres climats ? Qui peut, lorsque l'heure est venue, Empêcher au sein de la nue —…
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Le retour de la bien-aiméeI Que ces vallons déserts, que ces vastes prairies Où j'allais promener mes tristes rêveries, Que ces rivages frais, que ces bois, que ces champs, Que tout prenne une voix et retrouve des chants Et…
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L'immortalitéLa mort vient dégager de la vile matière Notre esprit, souffle de la pur divinité, Et l'ombre des tombeaux nous cache une lumière Dont nos yeux ne pourraient soutenir la clarté. La mort vient…
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Lorsqu'autrefoisÀ M. B *** Lorsqu'autrefois, au seuil des saintes basiliques, Des rois, couverts d'un sac, et baisant des reliques. Les reins ceints d'une corde, et les pieds tout meurtris, Venaient s'agenouiller…
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OspitalitaDans des vers immortels que vous savez sans doute, Dante acceptant d'un prince et le toit et l'appui, Des chagrins de l'exil abreuvé goutte à goutte, Nous a montré son coeur tout plein d'un sombre…
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Pourtant, si tu m'aimaisPourtant, si tu m'aimais ! si cette raillerie Avait jeté racine et germé sourdement ; Si, moi qui me jouais, si tu m'avais, Marie, De la bouche et du cœur appelé ton amant ! Si je t'avais trompée, et…
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Sonnet à mon ami RJ'avais toujours rêvé le bonheur en ménage, Comme un port où le cœur, trop longtemps agité, Vient trouver, à la fin d'un long pèlerinage, Un dernier jour de calme et de sérénité. Une femme modeste, à…
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Le livre de mon coeurLa Porte-Saint-Martin va donner des Mystères Où Paris tout entier se hâte d’accourir. Tout manque, les balcons, les loges, les parterres ; J’ai pourtant une place et je vais vous l’offrir. Ce théâtre…
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L’amour cachéMon âme a son secret, ma vie a son mystère, Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire, Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su. Hélas ! j’aurai passé…
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L’anniversaireOh ! qui me donnera d’aller dans vos prairies, Promener chaque jour mes tristes rêveries, Rivages fortunés où parmi les roseaux L’Yonne tortueuse égare au loin ses eaux ! Oui, je veux vous revoir,…
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L’immortalitéLa mort vient dégager de la vile matière Notre esprit, souffle de la pur divinité, Et l’ombre des tombeaux nous cache une lumière Dont nos yeux ne pourraient soutenir la clarté. La mort vient…
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Le commencement de l’annéeÉcoutez bien : l’heure est sonnée ; La dernière du dernier jour, Le dernier adieu d’une année Qui vient de s’enfuir sans retour ! Encore une étoile pâlie ; Encore une page remplie Du livre immuable…
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Lorsqu’autrefoisÀ M. B *** Lorsqu’autrefois, au seuil des saintes basiliques, Des rois, couverts d’un sac, et baisant des reliques. Les reins ceints d’une corde, et les pieds tout meurtris, Venaient s’agenouiller…
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Pourtant, si tu m’aimaisPourtant, si tu m’aimais ! si cette raillerie Avait jeté racine et germé sourdement ; Si, moi qui me jouais, si tu m’avais, Marie, De la bouche et du cœur appelé ton amant ! Si je t’avais trompée, et…
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Sonnet à mon ami R…J’avais toujours rêvé le bonheur en ménage, Comme un port où le cœur, trop longtemps agité, Vient trouver, à la fin d’un long pèlerinage, Un dernier jour de calme et de sérénité. Une femme modeste, à…
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OspitalitàDans des vers immortels que vous savez sans doute, Dante acceptant d’un prince et le toit et l’appui, Des chagrins de l’exil abreuvé goutte à goutte, Nous a montré son coeur tout plein d’un sombre…
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