Charles Dovalle
Poèmes de Charles Dovalle (17)
Classés par titre (A–Z).
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BergeronnettePauvre petit oiseau des champs, Qui voltiges, vive et coquette, Et qui siffles tes jolis chants ; Qui tournes autour du troupeau. Par les prés sautille, sautille, Et mire-toi dans le ruisseau ! Vas,…
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Dans tous mes rêves, c'était vousDans tous mes rêves c'était vous ! Vous étiez belle, Et je tombais à vos genoux : Ou si, rebelle, Quand vous me donniez un doux nom, Je disais : « Non !.. » Je vous voyais, vive et boudeuse, Belle…
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Jeune filleLa jeune fille est blanche et rose, Son beau sein jamais ne repose ; Elle a sur son cou des cheveux Blonds et soyeux ; Des yeux bleus où l'amour pétille, Et de longs regards enflammés, Pour dire : «…
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La campagneDe l'eau qui tombe goutte à goutte, Chrysa, je n'entends plus le bruit : Le ciel est clair, l'ouragan fuit ; L'oiseau joue au bord de la route. Entre les sentiers tortueux, Sous les verts buissons…
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L'ennuiMon cœur est froid, ma tête est vide, Je suis triste, et ne sais pourquoi : Toujours, comme un spectre livide, L'ennui se dresse devant moi. Sous un poids mortel abattue, Ma jeunesse va se flétrir ;…
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Le poète méconnuEnfant, sa jeune âme a des ailes, À des ailes de papillon : Tantôt errant sur un sillon Et rasant les moissons nouvelles, Tantôt empressée à s'asseoir, Rêveuse, au sein des églantines, Ou, sous les…
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Les deux musesLa muse classique Tranquille amant des jeunes immortelles, Qui, sur le Pinde, ont proclamé ton nom, Sois-leur dévot : fuis les routes nouvelles, Point de salut hors de mon Hélicon ! De ton encens…
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Le SylpheL'aile ternie et de rosée humide, Sylphe inconnu, parmi les fleurs couché, Sous une feuille, invisible et timide, J'aime à rester caché. Le vent du soir me berce dans les roses ; Mais quand la nuit…
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L'inconnueC'était un soir que tout brillait de feux ; Un soir qu'éclatant de lumières, Tivoli lassait les paupières De mille curieux. Là, des bosquets blanchis ; là, des masses plus sombres ; Des soleils de…
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L'indifférenteAh ! qu'elle est belle !... qu'elle est belle !... Oh ! qu'il doit avoir de bonheur Celui qui respire près d'elle, Celui qui fait battre son cœur ! Et l'on m'a dit : « Non !... cette femme Que tant…
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Mon rêve« Jeune imprudent, ne brave pas l'orage, L'indépendance est un mot oublié ! Courbe ton front ! » me disait un vieux sage, Qu'au char des grands la crainte avait lié. « Que le bandeau qui couvre nos…
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Premier chagrinLe bassin est uni : sur son onde limpide Pas un souffle de vent ne soulève une ride ; Au lever du soleil, chaque flot argenté Court, par un autre flot sans cesse reflété ; Il répète ses fleurs, comme…
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Premier désirUne femme ! jamais une bouche de femme N'a soufflé sur mon front, ne m'a baisé d'amour. Je n'ai jamais senti, sous deux lèvres de flamme, Mes deux yeux se fermer et s'ouvrir tour à tour ; Et jamais…
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Qu'aimez-vous ?J'aime un œil noir sous un sourcil d'ébène, Sur un front blanc j'aime de noirs cheveux : Et vous avez de longs cheveux d'ébène Sur un front blanc, et le jais est à peine Aussi noir que vos yeux.…
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SoupçonQue le soc imprudent ait blessé sa racine, Le lis ne soutient plus son front qui se flétrit ; Son calice fermé languissamment s'incline, Perd son dernier parfum, se dessèche et périt. Aux jours de…
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Tes yeux où je lis ton âmeNoirs et brûlants, jeune femme, Noirs et brûlants, qu'ils sont beaux !!! Ils ont troublé mon repos, Tes yeux, où je lis ton âme, Tes yeux noirs, qui sont si beaux !... J'ai vu des yeux d'Espagnole,…
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VoluptéComme de leurs rameaux s'enveloppent les saules Dont l'humble tronc se dérobe aux regards, Dénoués dans nos jeux, laisse tomber, épars, Tes noirs cheveux sur tes blanches épaules. Autour de moi jette…